mardi 29 juin 2010

S.O.S. DEPANNAGE MOULINS

Aider des adhérents propriétaires à effectuer une réparation sur leur moulin ou à envisager des aménagements, voilà un service que doit normalement pouvoir apporter une association comme la nôtre..Mon expérience me fait dire, pourtant, que nous sommes plutôt une exception à cet égard. Ailleurs, on se déplace plus facilement avec une brassée de compliments qu'avec une boîte à outils.
Soucieux d'améliorer sans cesse la communication, notre secrétaire nous a demandé, à Claude Beltrémieux et à moi-même, de rendre compte de nos interventions dans les moulins. Je vais essayer de répondre à cette demande, au moins de façon fragmentaire, dans l'espoir que certains puissent y trouver quelques informations et conseils utiles.

Au moulin de Verteuil, le meunier avait plusieurs problèmes techniques à résoudre.. Il fallait procéder aux derniers ajustements permettant d'utiliser une brosse à sons pour le blutage des produits de mouture. Petit rappel pour ceux qui seraient peu familiarisés avec ces notions de base de la meunerie : lorsque l'on écrase du blé à la meule, les produits qui en sortent doivent être tamisés (blutés) pour en extraire certains éléments, notamment le son ; pour ce faire, on peut utiliser soit une bluterie, dispositif comportant un long tambour rond ou hexagonal tendu d'un tamis ou un « plansichter », appareil qui, comme son nom l'indique, en allemand, renferme des tamis horizontaux. Ces machines sont efficaces, mais encombrantes, difficiles à nettoyer et à régler, pour certaines, il est donc tentant de vouloir utiliser des machines plus petites et plus simples, en effectuant quelques modifications, ce que nous faisons pour le moulin en cours de montage au Cameroun. Sur nos conseils, François a mené à bien cette opération, renouant ainsi avec une tradition forte des moulins : l'adaptabilité, la recherche permanente d'astuces techniques.
Autre problème à régler : l'installation d'un monte-sacs, indispensable dans un moulin en activité.
Les différents éléments nécessaires ont pu être rapidement réunis en puisant dans la réserve de matériel sauvegardé. Enfin, Claude est intervenu pour refaire les assises des paliers de la deuxième roue du moulin.

Au moulin de la Gravelle, les pignons d'entraînement de la meule à huile ne s'engrenaient plus. Remplacement des dents en bois et léger déplacement des pignons sur leurs axes étaient devenus nécessaires. Malheureusement,les deux pignons sont comme soudés par la rouille sur leur arbre, et un plancher en béton au dessus de la meule interdit de remonter tout l'axe vertical en recalant la crapaudine à la base ; nous avons donc du raccourcir et déplacer l'arbre horizontal, ce qui s'est avéré possible parce que nous avons pu faire glisser l'autre pignon de la transmission. Claude a profité de l'occasion pour fabriquer une flasque de calage pour limiter le jeu latéral de cette transmission.
Cette opération illustre un phénomène que l'on rencontre lors de la restauration de certains moulins qui ont connu une ou plusieurs modifications des structures depuis leur cessation d'activité ; ces modifications (cloisons, planchers béton etc) rendent évidemment plus difficiles des interventions sur les mécanismes et les machines.

Nous sommes allés au moulin de Signac, près de St Claud et nous avons donné à Francis Allègre quelques précisions sur le fonctionnement et les possibilités de remise en marche de son moulin, petite minoterie d'une conception très intéressante et remarquablement bien conservée.
Le nouveau meunier est actuellement très occupé par ses recherches sur la production d'électricité.

Nous nous sommes rendus,également, au moulin de Chateaurenaud. M. Mouroux souhaite ré-installer une vanne de décharge à côté de la grande roue et voulait savoir s'il est envisageable d'utiliser l'un des deux mécanismes de relevage acquis par l'association. La réponse est positive, et nous le remercions de nous accueillir dans ce site magnifique pour le pique-nique de l'association en Septembre.

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